Pour une raison assez courante, les aînés recommandent aux jeunes de rester célibataires en première année. Anodin et faisant sourire certains, ce conseil est un véritable facteur de stress pour bon nombre d’autres étudiants en P1. 

« En P1, on n’a pas de relations amoureuses. Si tu essaies, tu vas échouer ». 
La première année de médecine est une année mythique, de mystère et de mythes. Une année où règnent des interdits, des lois et de tabous ; un monde à part de la faculté des Sciences de la Santé. Parmi ces interdits non-dits, figure celui qui ne dit pas son nom : en P1, on n’a pas de relations amoureuses. Si tu essaies, tu risques d’échouer brillamment. La rédaction s’est penchée sur la question. Mythe ou réalité ? Ensemble plongeons nous dans les cœurs.


En effet, depuis le lycée, le collège, et parfois le primaire beaucoup d’entre les premières années se sont engagés dans des relations plus ou moins sérieuses auxquelles ils accordent une importance assez particulière. Nait ainsi un conflit interne auquel il va falloir trouver une solution à part les exercices de chimie organique et de mathématiques. Peu arrive à choisir leur cœur au détriment de leur carrière, deux nuits de pleurs et tout se normalise. S’en suit une période de revanche sur les cours. Bosser à ne plus en finir. Dépression, burn-out…

D’autres pourtant arrivent le cœur léger jamais épris d’une autre âme. Ils sont là pour étudier, pas pour l’amour. Deux mois et un beau matin, ils tombent sur un regard qui les trouble. Qu’est-ce qui se passe? Cette créature, m’attire-t-elle ? On est où là ? Mais qu’est-ce qui se passe ? Anxiété, inattention, doute, amour, paresse, …


Que faire ? Réprimer ce désir de se sentir aimé ? Ou associer les deux au risque d’échouer ?
Il est à noter que les anciens donnent ce conseil suite à des expériences qu’ils ont vécu ou dont ils ont été témoins. Ne dit-on pas que : l’essentiel avant l’agréable ? Mais après tout, aimer ne fait pas échouer. Aimer sans bosser, si. Bon nombre donne trop d’attention et de temps à ces relations, ils n’accordent alors plus le temps nécessaire à leurs leçons. Samedi soir par ci, soirée à deux par-là, la fin d’année se déroule en solo en mode échec retentissant. Ou au mieux, la survenue d’une rupture éloigne notre candidat pendant un bon moment de ses cours juste pour purger sa peine. Après quoi, il reprendra sûrement ses cahiers et conservera ainsi un peu de chance pour sa réussite. 

Aimer est bon et la réussite en première année alors?
Ceci dit, à cœur vaillant rien n’est impossible. À tous ceux qui savent gérer leur émotion et leurs priorités, tout est permis. La voie est sans doute libre pour toute relation sentimentale. Après tout, la médecine passionne, mais on ne danse pas avec elle le jour de la Saint-Valentin.
En vérité, la première année de médecine est un tournant décisif dans la vie de qui veut faire la carrière médicale, mais la vie ne tourne pas autour de la P1. Ne pas réussir en première année de médecine, pharmacie ou odontostomatologie n’est nullement synonyme d’une vie foirée. Aimer est bien. Devenir médecin, pharmacien ou odontostomatologue, c’est aussi bien. Tout est permis, mais tout n’est pas forcément utile.
Définissez vos priorités et vivez.

Rédacteur: Renata Enam Sandra AGBETROBU

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