COVID-19 : depuis quelques mois, déjà, cette maladie qui a fait son entrée en scène en Chine s’est répandue aux quatre coins du globe.  Depuis le 06 mars, le Togo a connu son premier cas et depuis le nombre de cas est passé dans la soixantaine.


Face à cette crise sanitaire, bon nombre de Togolais de divers secteurs paniquent, d’autres arborent l’indifférence. Les internes, encore appelés étudiants stagiaires, sont les premiers en contact avec les patients aux urgences. Ils passent le clair de leur temps à l’hôpital dans le cadre de leur internat. Bien de questions taraudent leur esprit: le Togo arrivera-t-il à affronter cette épidémie si ça se propageait ? Quel sera le prix à payer ?


Certains internes, interrogés sur la question, déplorent le manque de discipline de la population. Ceci est une source d’anxiété particulière pour ces internes qui redoutent le pire. En plus de ce laxisme dont fait preuve certains concitoyens, le manque d’équipements des hôpitaux de la terre de nos aïeux inquiète sérieusement les internes interrogés. 


Les internes ne se sentent pas assez protégés et espèrent de meilleures précautions dans les jours à venir… 

En riposte à l’apparition de la pandémie au Togo, le gouvernement mène de grands efforts pour protéger le personnel soignant. Edem, interne au CHU Campus nous livre son impression : « Oui, de grands efforts ont été faits et on remarque la mobilisation de toutes les couches pour prévenir de nouvelles contaminations et quand même protéger le personnel. Je pense que dans les jours à venir d’autres mesures seront prises ». 


Si la pandémie venait à prendre une ampleur débordante, pensent-ils pouvoir tenir le coup ? Ou l’abandon serait une option à considérer…

Interrogé sur la question, Adjévi, interne à l’Hôpital de Bè, déclare : « Ce n’est pas un souhait que ça déborde, mais si cela arrivait, je prêterais main forte au corps médical pour gérer la situation ». Son collègue Edem renchérit en disant : ‘‘nous demandons juste de réfléchir sur cette situation pour que le personnel soignant ait à sa disposition le matériel de travail adéquat et en quantité suffisante. Toutefois, je ne pense pas qu’abandonner surtout lorsqu’on a le plus besoin de nous, soit une option’’.


Fiers et prudents, ils sont prêts à participer à la guerre contre le COVID-19. Et comme, aucun pays n’envoie ses soldats à la guerre sans s’assurer qu’ils reviennent, il est à espérer que plus de moyens seront mis à disposition du corps soignant . Plusieurs internes et étudiants en médecine se sont déjà engagés comme volontaires au niveau du SYNPHOT*. Ils sont prêts à suppléer les soignants en cas de besoin.
Jusque-là, respectons les consignes : limitons nos déplacements, lavons nous les mains à l’eau et au savon et à la moindre suspicion de la maladie à coronavirus (fièvre, toux sèche, difficulté à respirer, etc.), rester chez soi et appeler le 111.

*SYNPHOT: Syndicat National des Praticiens Hospitaliers du Togo

Rédacteur: Renata Enam Sandra Agbetrobu

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